Isolation des murs et des cloisons

A l’heure de la transition énergétique, l’isolation des murs joue un rôle déterminant. Elle permet, en effet, de réguler la température dans votre logement. Vous profitez d’un confort thermique optimal quelle que soit la saison et vous réalisez des économies de chauffage. En bonus, cette couche protectrice vous préserve aussi bien des nuisances intérieures qu’extérieures.

L’isolation thermique d’un mur

L’isolation thermique constitue un rempart contre les déperditions de chaleur. Les différentes parois en contact direct avec l’extérieur peuvent véhiculer le froid à l’intérieur de la maison et créer une sensation d’inconfort. Les calories s’échappent principalement par la toiture et les murs. Il est donc important de bien isoler son habitat. Certaines cloisons sont plus sensibles que d’autres et méritent une attention particulière :

  • Les façades Nord profitent de peu d’ensoleillement.
  • Les façades Ouest sont davantage exposées aux pluies.

Dans une maison en construction

Isoler un logement neuf est finement réfléchi au moment de l’élaboration des plans de construction. Deux solutions peuvent être envisagées :

  • Utiliser des matériaux isolants sans avoir besoin de rajouter une couche isolante supplémentaire. Par exemple : le béton cellulaire (mix de sable, ciment, chaux et poudre d’aluminium), les briques monomur (briques en terre cuite avec des alvéoles d’air), l’ossature-bois.
  • Utiliser du parpaing ou de la brique classique nécessite l’ajout d’une isolation. Vous pouvez choisir entre deux techniques : isoler par l’intérieur ou par l’extérieur. La résistance thermique (R) idéale oscille entre 2,5 m2.K/W et 4 m2.K/W.

Dans une maison ancienne

Isoler un logement ancien est toujours faisable. Vous pouvez isoler les murs par l’extérieur ou l’intérieur. Depuis le 1er janvier 2017, des changements sont à noter au niveau de la rénovation énergétique. L’isolation thermique d’un bâtiment est obligatoire dans le cadre de lourds travaux de réhabilitation dont le ravalement de façade, la réfection de la toiture et l’aménagement d’un espace en zone habitable. Dans certains cas, il est possible d’obtenir une dérogation.

Isoler un mur par l’extérieur

L’isolation par l’extérieur (ITE) enveloppe le logement d’un manteau isolant. Les différents ponts thermiques sont pour la plupart supprimés et dans un même temps l’inertie thermique des murs est préservée. Eté comme hiver, la température ambiante reste confortable. Cette technique est, généralement, réservée aux logements en construction ou en rénovation profonde, car la façade extérieure peut subir des modifications importantes. C’est également pour cette raison qu’il est nécessaire de demander préalablement une autorisation auprès de l’administration publique. L’ITE est assez compliquée à réaliser. Mieux vaut donc confier cette tâche à un professionnel.

Les matériaux isolants à choisir

Pour isoler le mur extérieur, plusieurs types d’isolant peuvent être employés :

  • Les isolants synthétiques tels que le polystyrène et le polyuréthane.
  • Les isolants minéraux tels que la laine de roche et la laine de verre.
  • La fibre de bois.

Les techniques d’isolation des murs extérieurs

L’isolation extérieure ou « mur manteau » consiste, de manière simple, à fixer un isolant contre une façade parfaitement saine et sèche. Différentes solutions se présentent à vous :

  • Sous bardage : le clin en bois, composite ou PVC repose sur une ossature.
  • Sous crépi. Un enduit d’accrochage et un treillis d’armature recouvrent l’isolant.
  • Sous des plaquettes de parement (pierre naturelle ou reconstituée, terre cuite, sable de quartz). Ce revêtement mural s’accroche au support grâce à une colle spécifique. Attention à bien réfléchir à un moyen pour évacuer l’eau.

Isoler un mur par l’intérieur

L’isolant recouvre les murs intérieurs du logement et cela n’est pas sans conséquences :

  • Les différentes pièces sont, à tour de rôle, condamnées pour permettre la bonne avancée des travaux. La vie de famille est ainsi chamboulée pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines.
  • Suivant l’épaisseur de l’isolant, vous perdez une partie de la surface habitable.

Malgré ces inconvénients, cette méthode est souvent privilégiée par les ménages, car son coût est meilleur marché comparé à celui de l’ITE. Un coût, qu’il faut relativiser. Des frais supplémentaires sont à compter pour remettre les différentes pièces en état comme par exemple la décoration intérieure, l’électricité et le coffrage des fenêtres.

Les techniques d’isolation des murs intérieurs

L’isolant recouvre les murs intérieurs. Deux techniques existent :

  • Le matériau isolant se fixe contre les murs puis est recouvert d’une finition en plâtre ou en bois.
  • Des panneaux composites sont posés directement contre les parois.

Le travail doit être exécuté dans les règles de l’art afin d’éviter l’apparition de condensation ou d’humidité. Si vous n’avez pas trop confiance dans vos talents de bricoleur, il est préférable de jouer la carte de la prudence et de faire appel à un professionnel.

L’isolation d’un mur humide

L’humidité des murs peut nuire à votre confort thermique. Le problème ne se situe, généralement, pas au niveau de l’isolation mais, au niveau de l’extérieur, du toit, du sol ou de l’intérieur. Il est important de toujours trouver sa source afin de mettre en œuvre le traitement adéquat. Une bonne ventilation constitue votre première arme.

Isolation et humidité

En règle générale, les matériaux isolants n’apprécient guère l’humidité. Certains dont le polystyrène extrudé, le polyuréthane et le verre cellulaire y sont insensibles et sont capables de conserver leurs qualités isolantes. Ces pouvoirs ne représentent pas forcément un atout, car ces isolants sont totalement étanches à la vapeur d’eau. L’humidité ne peut donc pas s’échapper ce qui risque d’aggraver la situation. Imputrescible et perméable à la vapeur d’eau, le liège expansé constitue, quant à lui, un allié de taille, si vous êtes propriétaire d’une vieille bâtisse sujette à des soucis d’humidité.

L’isolation phonique d’une cloison

Entre la circulation, le voisinage, le chemin de fer, le bruit peut être une source permanente de stress et d’énervement. Ces différentes pollutions sonores nuisent à votre repos. La seule solution pour entendre à nouveau le silence est d’effectuer des travaux d’isolation phonique. Les murs extérieurs et intérieurs, s’ils sont bien isolés, arrêtent la propagation du bruit.

Les matériaux isolants à choisir

En s’appuyant sur le principe « masse – ressort – masse », l’isolant souple est pris en sandwich entre deux parois. Le « ressort », qui absorbe les ondes sonores, se compose de laine minérale et plus précisément de laine de roche. Les isolants naturels peuvent également convenir à condition de choisir des panneaux denses. Misez, par exemple, sur des panneaux de laine de bois de 50 kg/m3 et ceux de cellulose à 70 kg/m3. La fibre de bois et de liège seront aussi très performants. En revanche, les polystyrènes expansés ou extrudés et le polyuréthane sont à bannir, car ils sont jugés peu efficaces.

Les « masses » comprennent deux parois :

  • Le mur existant,
  • Et d’une ou plusieurs plaques de plâtre, une contre-cloison, un ou plusieurs panneaux de bois composite dense ou d’un mélange de plaques de plâtre et de bois. Des plaques de gypse et de cellulose peuvent remplacer les plaques de plâtre traditionnelles. Elles sont plus épaisses et surtout plus performantes. Des panneaux composites avec une plaque de gypse et un isolant à base de cellulose et de paille de lin pourront également faire l’affaire.

Les techniques pour isoler vos murs et vos cloisons

Pour appliquer la méthode « masse – ressort – masse », trois techniques différentes s’avancent à vous :

  • La pose de panneaux prêts à l’emploi. Sur un côté du mur, des plots de colle sont fixés et de l’autre, est mis en place une plaque de plâtre. Au milieu, repose l’isolant. Pour renforcer les performances de votre isolation acoustique, il est possible de superposer deux plaques de plâtre ou d’augmenter l’épaisseur de l’isolant.
  • La pose des panneaux sur ossature. La structure en bois ou en métal s’installe entre le plafond et le sol sans toucher le mur. L’espace vide entre le montant et l’ossature est comblé par l’isolant. L’ensemble est dissimulé derrière une plaque de plâtre, une sorte de revêtement. Si vous souhaitez améliorer l’efficacité du système, il est à nouveau envisageable de poser un deuxième panneau de plâtre ou de renforcer l’épaisseur de l’isolant.
  • La pose d’une contre cloison. Cette opération est plus complexe à mettre en œuvre. L’isolant se glisse entre la cloison existante et la nouvelle cloison construite en briques ou en carreaux de plâtre.